Working

Les gens parlent de ce qu’ils font toute la journée

et de qu’ils ressentent à propos de ce qu’ils font. 

 

SIRÈNE N°10 – Studs Terkel

Studs Terkel

Working – les gens parlent de ce qu’ils font toute la journée et de ce qu’ils ressentent à propos de ce qu’ils font.

Préface de Marie-Anne Dujarier & Olivier Frayssé

Parution le 17 avril 2026

624 p. – 15,90 €

ISBN : 978-2-37756-261-9

« Une exploration révolutionnaire
des rêves extraordinaires
de gens ordinaires. »
The New York Times

 

Working de Studs Terkel offre un regard saisissant sur le monde du travail et ceux qui l’exercent. Composé d’une centaine d’entretiens menés auprès de personnes de tous horizons, des fossoyeurs aux directeurs de studio hollywoodiens, ce livre dessine un portrait brut de leur vie au travail.

Écoutez-les. Écoutez-les décrire leurs peurs et leurs espoirs, leurs frustrations et leurs joies, leur colère et leurs triomphes.

Dès sa parution en 1974, ce récit oral est salué comme un classique immédiat et il continue aujourd’hui à inspirer l’Amérique, de Barack Obama aux scènes de Broadway.

Une œuvre qui n’a rien perdu de sa force, qui révèle comment les gens, c’est-à-dire nous tous, recherchent sans cesse – et trouvent rarement – la satisfaction dans leur travail.

 

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« Mes choix dans bien des cas ont été arbitraires. Les emplois se comptent par milliers. Qui fallait-il interroger ? Qui laisser de côté ? En parlant avec le garçon préposé aux toilettes, avais-je tort de laisser de côté celui de l’ascenseur ? L’un avait l’impression que son occupation était « dépassée ». L’autre n’en penserait-il pas autant ? En allant voir la relieuse de Chicago, j’ai manqué le vieux vannier du Massachusetts. On m’avait parlé d’un habitant de la Nouvelle-Angleterre qui trouvait une joie immense dans son travail. Mon interlocutrice de Chicago aussi. Avais-je besoin d’étudier le sort d’un monteur dans une usine d’appareils électroniques, alors que je m’étais attardé parmi les soudeurs à l’arc chez Ford ? »

PRESSE

 

« Un document exceptionnel qui incite à observer tous les métiers qui nous entourent et les femmes et les hommes qui les pratiquent. » – Télérama 

 « «Working»: labeur sans le baratin » – Médiapart

On en parle ! 

 

« Une fresque captivante de la société américaine et un témoignage d’une portée universelle sur les enjeux du travail. »

Mona Chollet

 

« Pendant mes études, je suis tombé sur le livre « Working » de Studs Terkel. C’était une chronique de personnes de tous horizons et de leur travail. En lisant ces histoires, j’ai commencé à réfléchir à ma propre place dans le monde et à comprendre à quel point nous sommes tous liés. »

Barack Obama

Présentation

 

par Marie-Anne Dujarier & Olivier Frayssé

 

Working constitue une œuvre majeure de l’histoire orale des États-Unis. Studs Terkel s’est entretenu avec 136 travailleuses et travailleurs entre 1972 et 1973, et a publié ces entretiens en 1974. Vous en trouverez ici 82, dans une traduction retouchée depuis la version française des éditions Amsterdam en 2005. Le titre complet est explicite : Working, People Talk About What They Do All Day and How They Feel About What They Do que l’on pourrait traduire par : Au travail, des gens parlent de ce qu’ils font toute la journée et de ce qu’ils en pensent. Terkel demandait à ses sujets ce qu’ils faisaient dans la vie et ce que cela leur inspirait. Pas de questionnaire, pas de méthodologie explicite, mais une capacité extraordinaire à permettre aux gens de raconter leur histoire, sans la juger, de mettre en mots un vécu qu’ils n’avaient pas toujours pensé si explicitement. Ce n’était certainement pas un travail de sociologue professionnel, et Terkel était le premier à le dire.

 

Louis Terkel, dit Studs, (1912-2008) était le fils d’un tailleur et d’une couturière juifs immigrés de Pologne russe, devenus hôteliers à Chicago. Il obtint son doctorat en droit de l’Université de Chicago en 1934, fut admis au barreau mais ne pratiqua jamais comme avocat, et pensa devenir concierge d’hôtel… Puis il se mit au théâtre et à la radio, où il joua à peu près tous les rôles : comédien, speaker, annonceur. Cela le conduisit à la télévision où il eut sa propre émission entre 1949 et 1952, appelée Studs’ place. C’était un feuilleton dont le cadre était un restaurant d’un quartier populaire où divers habitants de Chicago venaient manger et parler, sans façons. Deux acteurs seulement étaient présents à chaque épisode : la serveuse « Grace » et le patron Studs, joué par lui-même. Tout était improvisé à partir d’un synopsis, en fonction des « clients » du restaurant, personnalités connues de la ville et personnages moins célèbres mais hauts en couleur.