Le Bal des ardents

OGRE N°14 – Fabien Clouette

Fabien Clouette

Le Bal des ardents

 

mercredi 14 septembre 2016
Taille : 140/185 mm – 208p. – 18€
ISBN : 979-10-93606-47-7

Pour qui danse le Bal des ardents ?

Cela fait plusieurs années que le roi n’a pas fait d’apparition publique et le bruit court qu’il est mort. Sur le port de commerce, en pleine saison des carnavals, la colère gronde : ce renversement symbolique mènera ses habitants à la révolution.

Fabien Clouette nous plonge dans un embrasement populaire et suit le destin de Danvé, Levant et Yasen lors de cette journée de soulèvement. Le Bal des ardents se présente comme un roman historique sur un fait imaginaire, une fiction brillante sur le pouvoir et la fabrique de l’histoire. L’action du Bal des ardents se déroule le temps d’une journée. Ce jour, on pourrait le placer sur une frise chronologique. D’ailleurs, dans les livres d’Histoire, le « Bal des ardents », aussi appelé « Bal des sauvages », est une date : le 28 janvier 1393, Charles VI et quelques nobles prennent feu en plein charivari. C’est une date de l’histoire du royaume de France qui fonctionne ici comme une métaphore du carnaval du pouvoir, du désordre, de l’inversion des valeurs, de la danse macabre, de la révolution folle et en feu.

Le présent roman ne raconte rien de cet événement historique précis de la France médiévale, mais il reprend la charge symbolique et imaginaire qui fait d’un jour de révolution un événement, au passé comme au présent, ici comme ailleurs. Car nous chantons les sons des orages sans bruit.

 

LA PRESSE

 

« Le Bal des Ardents » par Franck Mannoni, Le Matricule des anges, 7 Septembre 2016 : Cet univers foisonnant, à la fois cruel et poétique, imaginaire et politique pose beaucoup de questions sur le processus des soulèvements, sur la violence des foules, l'hystérie publique augmentée par l'isolement. « Révolution », le titre de chaque chapitre, rappelle autant un changement soudain qu'un éternel retour. Dans la lignée de son premier roman, Quelques rides (Lmda N°159), l'écrivain démontre, toujours grâce à un récit ciselé, que la littérature a une fonction noble, édifiante : être un « masque qui montre l'invisible ».Lire plus

EN PARLE

 

« On a lu une impression comme certains savent boire des courants d’air », par Thomas Giraud, remue.net, 12 Septembre 2016 : On ne peut s’empêcher de penser que Fabien Clouette a trouvé une manière singulière de raconter ces choses qui passent, glissent, fuient sans jamais affirmer mais toujours en laissant venir l’imagination. Le lecteur est invité à se laisser porter. C’est une petite révolution de la manière de raconter.Lire plus

 

EXTRAIT

 

Alors la plupart des fous rassemblés se retournent et s’approchent de Yasen. Il n’y a que deux autres vieux habitués qui descendent l’échelle pour rejoindre les quatre corps. D’abord ils essayent de les asseoir sur les rochers de la cale. Puis Anne descend et leur fait remarquer qu’ils seront emportés par la marée si on les laisse en bas. Il faut les remonter. Personne n’y prête vraiment attention maintenant, on écoute Yasen pendant qu’ils replacent les vieux autour de la table, assis comme ils étaient avant à la différence du sable mouillé et du goémon sur les vêtements. On s’est donc éloigné du bar pour écouter Yasen, qui veut faire part à la foule de l’avancée du roi. Lire plus