La Maison des épreuves

OGRE N°17 – Jason Hrivnak

Jason Hrivnak

La Maison des Épreuves

 

Traduit par Claro
jeudi 05 janvier 2017
Taille : 140/185 mm – 144p. – 19€
ISBN : 979-10-93606-53-8

Après le suicide de son amie d’enfance, un homme entreprend de poursuivre le carnet dans lequel ils avaient ensemble construit un monde imaginaire et terrible. À la fois lettre d’amour, tentative de rédemption et manuel de survie à nos pulsions autodestructrices, La Maison des Épreuves est un rêve fiévreux à ranger aux côtés de LaFoire aux atrocités de J. G. Ballard et de La Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski. 

Ce livre a juste besoin d’une sorte de bandeau – dans les librairies, dans l’espace virtuel, n’importe où – indiquant ce qu’il a l’intention de faire : Je veux extirper de tes pires cauchemars quelque chose qui y est tapi et ne pourra plus jamais y être renfermé. – Jason Hrivnak

 

Première règle de La Maison des Épreuves : tout le monde parle de La Maison des Épreuves. Hrivnak écrit comme un ange déjanté et signe un premier roman aussi addictif qu’ahurissant. – Lynn Crosbie

 

LA PRESSE EN PARLE

 

« La maison des épreuves de Jason Hrivnak », par blackrosesforme, Black roses for me, 15 mai 2017 : C’est pourquoi ce roman, si singulier, superbement traduit par Claro, touche autant. Parce qu’il ne donne pas les réponses, parce qu’il n’y a pas de réponses. Que des interrogations douloureuses. Est-on maître de sa vie ? Faut-il affronter la laideur pour sublimer la beauté ? En quoi les rencontres font de nous ce que nous sommes ? Pourquoi laisse-t-on nos amis nous quitter ? A moins que la seule réponse qui vaille soit celle-ci : l’existence n’est qu’un Terrain d’essai, une aventure sadique où, pour être heureux, il nous faut souffrir, souffrir de plus en plus, ou faire souffrir nos âmes sœurs.Lire plus

 

À LA RADIO

 

« Hors du charnier natal : rencontre avec Claro », par François Angelier, Mauvais Genres, France Culture, 8 avril 2017Lire plus

 

EXTRAIT

 

Le test était un pacte suicidaire pour jeunes amoureux. Il était inhabituel en ce qu’il n’avait pas besoin de se dérouler sur le Terrain d’essai, n’importe quel endroit convenant tant qu’il était isolé et calme. Le test commençait avec les deux amoureux assis face à face, par terre, chacun armé d’un couteau et chacun relié par intraveineuse à une réserve illimitée de sang d’un groupe sanguin spécifique. À un signal, chacun devait trancher la carotide de l’autre. L’idée du test consistait à se regarder dans les yeux le plus longtemps possible. La réserve de sang devait leur permettre en théorie de perdre leur sang indéfiniment, mais à l’instant où l’un d’eux cessait de regarder l’autre, la transfusion s’arrêtait et les deux sujets mouraient. Je précisais que par la suite un obélisque en pierre rouge devrait être dressé à l’endroit où avait eu lieu l’épreuve, sa hauteur correspondant exactement au temps pendant lequel les amoureux ne s’étaient pas quittés des yeux. Je prévoyais un monde jonché de ces étranges monuments rouges, offerts à l’admiration des êtres solitaires qui ignoraient l’amour, et comme autant d’insultes aux parents endeuillés.